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Ski Hors Piste Laurentides

 

 

 

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Antoine Deslauriers

Essai sur la terminologie du dit sport

Voci le vocabulaire que je propose pour décrire le TERRAIN:

HORS PISTE = Aucun sentier, aucune balise.

SENTIER ou TRACÉ MÉCANIQUE = Piste travaillée mécaniquement.

PISTE ou SENTIER DAMÉE = Il n'y a pas de tracé mais le travail mécanique pour simplement taper la piste.

TRACÉ SIMPLE = Tracé mécanique une seule voie, souvent au moyen d'une motoneige.

TRACÉ DOUBLE = Tracé mécanique deux voies, souvent au moyen d'un BR100.

PISTE RUSTIQUE = Sentier balisé tracé par les skieurs eux-mêmes.

PISTE SEMI-RUSTIQUE = Piste damée ou tracée simple, mais pas assez souvent pour qualifier ça de tracé mécanique de sorte que le tracé devient brouillon.

Il existe aussi des pistes damées au BR400. On devrait les appeler les pistes "plattes"… :-)
 

Maintenant pour décrire la DISCIPLINE, personnellement je n'ai pas encore résolu ce problème propre à notre époque à laquelle les sports se morcèlent, se spécialisent.

SKI DE FOND: Ski sur toutes pistes confondues.

J'ai tendance à abréger à SKI MÉCANIQUE pour désigner le ski de fond en sentiers tracés mécaniquement. Mais on parle plutôt de SKI CLASSIQUE et PAS DE PATINEUR (selon CANSI).

SKI HORS PISTE: Pas de sentier, pas de balise. D'autre part, la désignation "ski hors piste" porte à confusion. Dans les années '70, le ski hors-piste était le ski HORS piste, qu'on pratiquait avec des skis plus large pour ouvrir en forêt, pas de balise. Le ski "de randonnée" (selon Gilles Parent), était pratiqué en sentiers balisés non travaillés mécaniquement. On pouvait trouver des sentiers mécaniques à la Montagne Coupée et à quelques autres endroits, souvent pour les besoins de la compétition de ski de fond. Dans les années '80, les centre de ski de fond aux tracés mécaniques se sont mis à pulluler, avec des skis étroits et de nouvelles fixations. Ceci annonçait le déclin du réseau des Laurentides à partir du milieu des années '80. Au milieu des années '90, on assiste à un nouvel engoument pour le ski "backcountry", et l'apparition de nouveaux équipements dits hybrides. Les vendeurs d'équipement n'ont rien trouvé d'autre que "hors piste" pour traduire "backcountry", par opposition au ski sur pistes mécaniques qu'ils connaissaient mieux. De sorte qu'ils ont créé une confusion, d'abord en mettant dans le même pot, le hors piste et le ski en sentiers balisés non mécaniques, puis en détournant "hors piste" de sa véritable signification.

La dénomination ski "nordique" est souvent utilisée, mais CANSI (Can. Ass. of Nordic Ski Instructors) l'emploie à désigner toutes les disciplines de ski où le talon lève, permettant l'accès à tout terrain. Ceci inclu le télémark, le ski en sentiers mécaniques, le skate, le hors piste, et même le saut à ski.

J'emploi souvent SKI RUSTIQUE pour désigner le ski en sentiers rustiques, mais si on conçoit aisément qu'un sentier puisse être rustique, la technique de ski dans ces sentiers accidentés est loin d'être rustique. Puis le terme anglais "rustic", qui pourrait en découler est un peu péjoratif. Le terme "Ski de randonnée" tel que le défendait Gilles Parent, ne décrit pas le type de tracé qui fait la particularité de la discipline et la particularité du réseau des Laurentides.
Je cherche encore le terme approprié mais je refuse d'entretenir la confusion que les vendeurs ont introduit avec le mauvais usage du vocable "hors piste".

 

 

Conception & réalisation Luc Leblanc ã